Immobilier : vous allez pouvoir réaliser vos diagnostics, même dans un logement occupé

Dès le moi de mai, les diagnostiqueurs immobiliers vont pouvoir reprendre leur activité, y compris dans les logements occupés. L’intervention de ces professionnels est indispensable avant de pouvoir relouer ou vendre un bien.

Ne pas bloquer la reprise du marché. C’est la promesse faite par les diagnostiqueurs lundi, dans un contexte de blocage quasi-total du marché immobilier. Car pour les bailleurs comme pour les vendeurs, ces certificats délivrés par des professionnels sont indispensables pour pouvoir relouer ou vendre un bien. En conséquence, les professionnels représentés par la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers de la Fnaim annoncent qu’ils seront aptes à intervenir dès la semaine du 4 mai, soit plusieurs jours avant la fin annoncée du confinement. Y compris dans les logements occupés.

Jusqu’ici, sauf cas d’extrême urgence, seuls les logements totalement libérés pouvaient être visités par un diagnostiqueur. “A la fin du confinement, nous serons bien obligés de nous déplacer dans des domiciles occupés pour que les habitants puissent déménager”, raisonne Thierry Marchand, le représentant de la profession pour la CDI-Fnaim. Mais dans quelles conditions vont-ils pouvoir intervenir ? Pour répondre à cette question, l’organisation professionnelle a mis au point un guide de bonne pratique à ses adhérents. A l’image des travaux BTP à domicile, ce guide donne aux diagnostiqueurs toutes les consignes pratiques pour intervenir dans de bonnes conditions sanitaires. En voici les détails.

Quelques règles simples à respecter

Pour les occupants du logement accueillant un diagnostiqueur, quelques consignes simples vont être exigées. “Les deux seules choses que l’on demandera, c’est de ventiler le logement très fortement avant l’intervention, et le port du masque”, communique Thierry Marchand. Il faudra aussi, bien entendu, respecter les gestes barrières tel que la distance d’un mètre entre l’habitant et le technicien. Et si possible, donner accès à un point d’eau aux techniciens.

Quand au matériel de sécurité sanitaire, les diagnostiqueurs viendront avec le leur : masques, protections, gels hydroalcooliques, désinfectant… “Évaluer des risques et les gérer, c’est notre métier. Nous avons déjà les équipements pour nous protéger, le Covid-19 ne change pas nos habitudes”, explique Thierry Marchand. Pour synthétiser les règles sanitaire à respecter dans les logements, la CDI-Fnaim s’apprête à publier deux fiches pratiques, à destination des particuliers et syndics de copropriété.

Précision importante : les professionnels ne pourront intervenir dans un logement si un habitant refuse de porter un masque, ou de laisser entrer le diagnostiqueur. Pour les vendeurs, ces conditions ne devraient a priori pas poser beaucoup de problèmes. En revanche, pour les locataires dont le bien doit être reloué, la tâche risque d’être un peu plus ardue. Selon un sondage réalisé par des bailleurs sociaux pour la CDI-Fnaim, 57% des locataires n’accepteraient pas de laisser entrer un diagnostiqueur à leur domicile.

Source: Capital 05/05/2020

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